Pour nous suivre sur Google Earth http://hutter.chez-alice.fr/actu01.html lien de la famille Hutter... Mise à jour à chaque nouveau carnet de route publié. (Magnifique initiative et visualisation impeccable, bravo!)
Lien direct pour télécharger les fichiers doc.kmc a installer dans Google Earth et ainsi nous rejoindre. Enjoy!
( Lancer Google Earth / Menu fichier ouvrir / selectionner le fichier .kmc et validez! )
NOUVEAU : dans le menu Google maps d'esprit-nomade vous devriez avoir l'affichage satellite de la zone dans lequel nous évoluons ou évoluerons prochainement. Enjoy!
Dernière mise à jour : ( 01-06-2008 )
Bienvenue sur Esprit-Nomade
Esprit-Nomade : c'est le site d'une famille recomposée qui a décidé de se lancer dans l'aventure. Début d'un itinéraire de vie qui se veut tourné vers le voyage ..... et qui va débuter en août 2007 par un périple en camping car en direction de l'Inde. Un voyage ... pour devenir voyageurs de la vie.
Quel rêve : se transformer en nomade pour quelques mois.......Quitter le confort pour s'interroger sur notre rapport au monde. Se sortir de la torpeur dont nous enveloppe le quotidien pour vivre autrement. Retricoter les liens familiaux, changer notre regard sur le monde.
Un clic pour ouvrir, un clic pour fermer
Une yourte mongole montée sur un char... en guise de logo.
Un symbole de l'esprit dans lequel nous voulons vivre.
Dernière mise à jour : ( 29-04-2007 )
Pourquoi l'Inde?
Le choix de l'Inde n'est pas anodin.
L'Inde, c'est la beauté et la sérénité côtoyant le pire. C'est une magnifique indienne dans un sari chatoyant assise sur une estrade en bois au milieu du flot puant d'un égout bouché se déversant dans la rue et vendant des colliers de fleurs avec un sourire éblouissant. L'Inde, c'est un pays qui nous agresse et nous fascine en même temps. Le pays des castes et une terre de spiritualité. L'Inde, c'est une des plus vieilles civilisations, une architecture fascinante, un patchwork de religions, de croyances et de coutumes.
L'Inde nous interroge sur notre regard au monde et sur l'être humain .... notre culture et éducation d'occidentaux face à une pensée indienne dont les rouages nous échappent souvent. Malraux disait que l'Inde forme la jeunesse, j'ai l'espoir qu'elle forme l'être en tant que humain.
Chacun de nous a des raisons différentes de vouloir aller en Inde, en voilà un aperçu pêle-mêle :
Pour son énergie
Pour ses couleurs
Pour ses sourires
Pour sa gaïté
Pour ses tigres
Pour ses tissus
Pour ses sages
Pour ses chai
Et parce que in India sab kuch milega (en Inde tout est possible)
Dernière mise à jour : ( 16-04-2007 )
L'esprit du voyage
Un extrait du livre de Jacques Attali correspond assez à notre état d'esprit : L'homme nomade... ses devoirs consisteront à vivre le plus léger possible, à ne s'encombrer d'aucun bien foncier, à n'accumuler qu'idées, expériences, savoirs, relations, ce qui le soustrait à la dictature et aux servitudes de l'argent. Il cessera de redouter la précarité parce qu'il renoncera à se croire propriétaire du monde et de l'espèce, et admettra qu'il n'en a que l'usufruit. Il n'oubliera pas qu'il pourrait être à la place des voyageurs qui viennent le visiter ; il ouvrira ses portes aux idées et gens de passage ...........Comme le nomade, il sera capable de silence, de partage, d'écoute ....
Dans la mesure de nos connaissances et de nos moyens financiers, nous nous efforcerons de privilégier des pratiques respectueuses de l'environnement, aussi bien en ce qui concerne les matériaux et technologies utilisées que notre santé. Alors si vous connaissez des bons plans ou si vous souhaitez nous soutenir ..... précipitez-vous sur l'onglet contactez-nous. Nous recherchons en particulier la pharmacie idéale homéopathique pour voyager, des guides touristiques sur les pays visités ... et mille autres petites choses.
Dernière mise à jour : ( 18-04-2008 )
C29 Vienne (A) - Dijon (FR)
Autriche
– Suisse – France : période du 25 Juin au 3 Juillet
Météo
: la pluie et le beau temps
Ambiance
: Euro 2008 (encore !), famille et tour des lacs
Nous
quittons Vienne le 25 au matin, direction Zell am Moos au bord du
« Irrsee ». Zell am Moos, c'est le fief des
vacances d 'été de la famille, des heures et des heures
à plonger dans le lac, des heures et des heures aussi à
barboter sous la pluie (une « spécialité »
régionale). En 30 ans, le village s'est métamorphosé
en village modèle, tout propre, tout nickel, trottoir
impeccablement aligné, pas une seule petite mauvaise herbe ne
dépasse dans les plate-bandes.
Ambiance
: stalinienne, champêtre, valse et foot (compatible ?)
Mardi
10 Juin : passage de la frontière bulgare. Simple formalité
coté turc, désinfection de Shere Khan (2 euros),
enregistrement de nos données sur une clé USB que nous
passerons de poste de contrôle en poste de contrôle coté
bulgare, achat d'une vignette auto – nous nous apercevrons vite
qu'en Bulgarie tous les chemins et routes demandent une vignette.
Premières impressions : usines désaffectées,
maisons des années 50, potagers bien entretenus, peu de gens
dans les rues. L'état des routes va de correct a franchement
troué, ce sont surtout les dénivellations qui nous font
décoller à l'intérieur de Shere Khan. Au bord
des routes, des filles très légèrement vêtues
vantent sur des panneaux publicitaires telle marque de bière
ou d'essence – quel contraste avec les pays que nous venons de
traverser, avec l'Iran où même les seins des déesses
grecques étaient flous dans les livres d'art !! N'ayant qu'une
carte routière de l'Europe, nous suivons notre inspiration et
les panneaux touristiques au bord des route pour traverser la
Bulgarie. Premier arrêt : Perperikon, important site de la
culture thrace. Une cité entière taillée dans
d'immenses blocs de pierre, une forteresse, une acropole, des tombes,
un trône, et un autel sur lequel l'oracle prédit a
Alexandre le Grand et à Rome les destins qui allaient être
les leurs. Je suis très attentive .....
Ambiance : nature sauvage, bord de mer, hospitalité turque et douceur d'Istanbul
Dimanche 25 : dernière journée au bord du lac de Van. Pour l'équipe du « Sahin Tepesi », c'est LA journée de travail. Dès le matin, les familles affluent. D'un côté, ceux qui viennent avec leur pic-nic, leur boisson, leur grill et leur théière à charbon – on leur propose au choix un coin à l'ombre, au soleil, sur une table, sur une natte dans l'herbe; de l'autre, ceux qui viennent au restaurant, à qui on propose des cays (what else ?), des repas , des jeux de société. Malgré ce surcroît de travail, nous sommes toujours l'objet de mille et une petites attentions. Et au bord du four en terre, les femmes continuent à cuire le pain (« ekmek ») ..... la réserve pour toute une semaine.
Le lendemain, les adieux sont des plus émouvants. Cap sur Akdamar, où nous attend, nichée sur une île, une petite merveille d'église arménienne, solide construction toute en pierre.
Les villes défilent, de l'Iran, nous ne verrons que les autoroutes cette fois-ci. Après une réparation express de son châssis, notre ami Frank joue de malchance : sa boite de vitesse le lâche à quelques kilomètres de Yazd ; au moins, cela permet de vérifier qu'il est possible d'obtenir une prolongation d'un visa de transit en cas de panne, certains esprits bien intentionnés nous avaient déjà fait miroiter un séjour en prison. Court arrêt à Yazd pour prendre de l'argent, traversée de Téheran à l'heure de pointe,( l'occasion d'admirer la conduite des iraniens, entre queue de poisson, dépassement par la droite et brusque freinage), alentours de Tabriz sur une autoroute balayée par une tempête de sable (qui déporte Shere Khan d'une piste entière).
Le 9 mai au matin, nous (Laure & Freddy, Frank, Roland et moi) quittons Quetta
en direction de Taftan, ville frontière avec l'Iran, dont nous séparent 650 petits kms de désert.. Etat des routes : moyen, nous progressons avec une moyenne de 36 km/h. Après la relative fraîcheur de Quetta, nous retrouvons des températures caniculaires. Arrêt de nuit au poste de police de Noshki où on se souvient de nous et où rien a changé depuis notre dernier passage ; les pakistanais sont toujours aussi gentils et prévenants. Le lendemain, notre objectif est la ville de Dalbandin. Au menu : rouler, boire, rouler, boire (nous en sommes à plus de 5 litres par personne), admirer le paysage,
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Avril : nous quittons Chandigarh direction Amritsar. En route, nous
croisons 3 drive-in Mac Do – nous sommes bien sur le chemin du
retour ! Dans les champs, le blé attend les moissons. A
Amritsar, nous installons Shere Khan au « Mrs Bandharis
Guesthouse », lieu privilégié des
overlanders, des stars hollywoodiennes et des officiels de tous pays.
Il s'agit d' anciens batîments de l'armée, tout en
brique rouge, comprenant des jardins fleuris, un potager, une étable
pour proposer du lait frais le matin et surtout une piscine, à
laquelle nous consacrons la plus grande attention pendant une
dernière journée de repos avant le Pakistan. La
température est autour de 38°C.
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Avril : Whaga Border, nous voilà. Les formalités sont
rapides, les douaniers vérifient consciencieusement que nous
n'avons pas dépassé les 180 jours en Inde et
s'inquiètent du nombre de châles et de pashminas que je
ramène. Joli sourire et livret de famille à l'appui,
j'arrive à les convaincre aisément que tout cela n'est
bien que pour une utilisation familiale. Au revoir, Inde ; j'ai
l'impression que nous avons été portés à
travers ce pays de rencontres en rencontres, tel accueil chaleureux
compensant telle entourloupe douteuse, la sympathie et le coeur
l'emportant sur le reste. Et je garde le souvenir de ce merveilleux
petit garçon sourd-muet aux yeux étincellants de joie ,
ameutant tous ses amis pour leur montrer ces étrangers qui se
sont arrêtés au chaï-shop de son père.