Esprit-Nomade : c'est le site d'une famille recomposée qui a décidé de se lancer dans l'aventure. C'est 4 enfants sur une fratrie de 5 et deux adultes rompant avec les habitudes. Début d'un itinéraire de vie qui se veut tourné vers le voyage ..... et qui a débuté en août 2007 par un périple d'un an en camping car en direction de l'Inde. Un voyage ... pour devenir voyageurs de la vie.
Quel rêve : se transformer en nomade pour quelques mois.......Quitter le confort pour s'interroger sur notre rapport au monde. Se sortir de la torpeur dont nous enveloppe le quotidien pour vivre autrement. Retricoter les liens familiaux, changer notre regard sur le monde.
Un clic pour ouvrir, un clic pour fermer
Une yourte mongole montée sur un char... en guise de logo.
Un symbole de l'esprit dans lequel nous voulons vivre.
Dernière mise à jour : ( 12-09-2008 )
Google Earth
Pour suivre sur Google Earth le parcours éffectué http://hutter.chez-alice.fr/actu01.html lien de la famille Hutter... (Magnifique initiative et visualisation impeccable, bravo!)
Lien direct pour télécharger les fichiers doc.kmc a installer dans Google Earth et ainsi visualiser le parcours. Enjoy!
( Lancer Google Earth / Menu fichier ouvrir / selectionner le fichier doc.kmc et validez! )
Dernière mise à jour : ( 06-09-2008 )
Pourquoi l'Inde?
Le choix de l'Inde n'est pas anodin.
L'Inde, c'est la beauté et la sérénité côtoyant le pire. C'est une magnifique indienne dans un sari chatoyant assise sur une estrade en bois au milieu du flot puant d'un égout bouché se déversant dans la rue et vendant des colliers de fleurs avec un sourire éblouissant. L'Inde, c'est un pays qui nous agresse et nous fascine en même temps. Le pays des castes et une terre de spiritualité. L'Inde, c'est une des plus vieilles civilisations, une architecture fascinante, un patchwork de religions, de croyances et de coutumes.
L'Inde nous interroge sur notre regard au monde et sur l'être humain .... notre culture et éducation d'occidentaux face à une pensée indienne dont les rouages nous échappent souvent. Malraux disait que l'Inde forme la jeunesse, j'ai l'espoir qu'elle forme l'être en tant que humain.
Chacun de nous a des raisons différentes de vouloir aller en Inde, en voilà un aperçu pêle-mêle :
Pour son énergie
Pour ses couleurs
Pour ses sourires
Pour sa gaïté
Pour ses tigres
Pour ses tissus
Pour ses sages
Pour ses chai
Et parce que in India sab kuch milega (en Inde tout est possible)
Dernière mise à jour : ( 16-04-2007 )
L'esprit du voyage
Un extrait du livre de Jacques Attali correspond assez à notre état d'esprit : L'homme nomade... ses devoirs consisteront à vivre le plus léger possible, à ne s'encombrer d'aucun bien foncier, à n'accumuler qu'idées, expériences, savoirs, relations, ce qui le soustrait à la dictature et aux servitudes de l'argent. Il cessera de redouter la précarité parce qu'il renoncera à se croire propriétaire du monde et de l'espèce, et admettra qu'il n'en a que l'usufruit. Il n'oubliera pas qu'il pourrait être à la place des voyageurs qui viennent le visiter ; il ouvrira ses portes aux idées et gens de passage ...........Comme le nomade, il sera capable de silence, de partage, d'écoute ....
Dans la mesure de nos connaissances et de nos moyens financiers, nous nous efforcerons de privilégier des pratiques respectueuses de l'environnement, aussi bien en ce qui concerne les matériaux et technologies utilisées que notre santé. Alors si vous connaissez des bons plans ou si vous souhaitez nous soutenir ..... précipitez-vous sur l'onglet contactez-nous. Nous recherchons en particulier la pharmacie idéale homéopathique pour voyager, des guides touristiques sur les pays visités ... et mille autres petites choses.
Dernière mise à jour : ( 18-04-2008 )
Enfin en route
Nous sommes en route, vous pourrez lire le premier carnet de route des que nous trouverons une connexion internet appropriee.
A bientot....
Excuse pour les accents non disponibles sur ce clavier...
C01 - Dijon - Dubrovnic
7
Août 2007, 21h 28 (magie du 7 ?) : c'est enfin le moment tant
attendu et préparé. Après avoir noyé
notre joyeuse bande de colocataires sous une avalanche de derniers
conseils et recommandations indispensables et réchauffés
par les adieux chaleureux de nos voisins, nous mettons le contact.
J'ai le coeur serré en disant au revoir à Nicolas.
Météo
: froid et pluvieux
Ambiance:
entre sourire et larmes
Compteur
au départ : 99 568 km
8
Août
9 h du matin, nous passons la frontière suisse
sous le regard indifférent d'un jovial douanier. Direction Berne, pour
récupérer le passeport de Roland à l'ambassade
iranienne, le service d'été de la poste
française l'y ayant gentiment (?!) réexpédié.
Un saut de puce à Fribourg pour demander un permis
international, puis Vevey pour faire nos adieux à la maman de
Roland. Le lac Léman est caché derrière un
rideau de pluie, nous décidons de rallier l'Italie à
la recherche d'un rayon de soleil.
Petit retour sur la visite de Dubrovnic qui ne fait pas l'unanimité. Le premier carnet de route se terminait sur une photo de la vieille ville se détachant sur fond de mer, pittoresque et étincellante. Mais la visite de la merveille avec Shere Khan se mérite : inconscients touristes que nous sommes, nous nous engageons dans un des parkings au pied des remparts : 10 m plus loin, une touriste du pays, sans doute excédée de ne point trouver de place, plante sa Polo dans le passage et refuse d'en bouger. Derrière nous se déclenche un concert de klaxons, tout le monde pensant évidemment que ce sont ces bizarres étrangers qui manquent à ce point de savoir vivre. Nous essayons de faire comprendre à la gente dame que Shere Khan n'a pas de fonction « passage en taille de guêpe », rien n'y fait. Finallement, nous devrons notre salut à un bel ragazzo du coin qui arrache à la commère ses clefs de voiture et la plante 5 m plus loin afin de dégager le passage. Il va sans dire que nous quittons les lieux au plus vite et, oh bonheur, nous trouvons une place sur une aire en hauteur....
Oubliée la fatigue des routes albanaises! Deux jours sur une belle plage près d'Amfilohia auront suffit pour nous transformer en touristes lézardant au soleil et flanant le long des quais le soir. Après une première approche assez sceptique de l'eau de mer (c'est salé et çà pique), étoiles de mer, châteaux de sable et oursins n'ont plus de secrets pour les enfants.Tout le monde apprécient les nombreuses douches froides installées un peu partout et la petite bise qui se lève avec le coucher de soleil.
Après une soirée mémorable où il aura sufft de deux verres d'Ouzo pour un Waterloo sans honneur, nous rallions la ville de Volos avec la ferme intention de ne rien y faire (même -ou surtout - pas boire). Hélas, Shere Khan le voit d'un autre oeil et une nouvelle fuite d'eau réclame notre attention – les enfants sont persuadés qu'il marque son territoire. Dans nos esprits commencent à s'insinuer quelques doutes quand au montage effectué par Fabrice... Roland passe une première nuit pour recolmater la fuite A, deux jours plus tard, il usera une autre soirée au colmatage de la fuite B, avant de revenir ce vendredi sur la fuite A (pour cause de silicone grec défaillant). Varié, le menu !
De Volos, nous retiendrons :
l'eau clair et transparante de la mer avec oursins, méduses et pieuvres en abondance;
la propreté et l'aménagement des plages;
les nombreuses quincailleries visitées à la recherche de pièces pour Shere Khan ;
la « vetusteté », mais aussi l'amabilité du camping-cariste
et nous essayerons d'oublier les quelques frictions avec ces habitants.
Ci-dessus, une aperçu du magasin du camping cariste.